Dans l’ombre de la guillotine

dans-l-ombre-de-la-guillotine-934538-264-432Auteur : Eve Terrellon

Éditeur : Gloriana

4° de couverture

À l’aube de la Révolution française, Adrien de Sarnas se voit renvoyé du collège où son frère espérait le soustraire à la cruauté de leur père. Le jeune homme vient également de se découvrir atteint par un mal incurable dont la progression insidieuse le terrifie, et qui à terme le laissera infirme. Obligé de rentrer dans son château d’Auvergne, il décide de cacher son état au vicomte de Sarnas.

S’engage alors une partie où les non-dits et les faux semblants vont justifier les pires dérives entre un père et ses deux fils. Mais les apparences sont parfois trompeuses, et la révélation des secrets pas toujours bonne à entendre. Tandis que l’Histoire en marche le rattrape, Adrien est plongé contre son gré au sein de la révolte populaire. La colère gronde parmi les paysans et elle emporte les châtelains vers un destin aléatoire où jalousies, vengeances et opportunismes s’entrecroisent.

Mon avis

Je tiens à remercier les Éditions Gloriana pour ce service presse.

Avec cette lecture, nous plongeons dans à l’époque de la Révolution française. Plus particulièrement, nous suivons Adrien de Sarnas, jeune provincial de 17 ans, qui se trouve, au début de la lecture, dans un collège de Paris où son frère Henri l’a envoyé afin de le protéger de la cruauté de leur père. On découvre un jeune homme très renfermé et arrogant. Il ne côtoie que peu ses camarades mais leur suscite à la fois crainte et curiosité. Contrairement à ce que l’on pourrait croire au premier abord, cette mise à l’écart est une souffrance pour Adrien, d’autant plus qu’un mal le ronge et qu’il ne peut parler de ses angoisses à personne. La maladie est là et bientôt, il le sait, il sera totalement dépendant des autres, et cette perspective le terrifie. Il va donc devoir faire face à de nombreuses situations difficiles :

  • la maladie, et par la suite le handicap,

  • les retrouvailles avec un père autoritaire et froid (j’insiste, le père est réellement un personnage exécrable dans ce récit, il torture tant psychologiquement que physiquement ses deux fils depuis toujours),

  • la montée de la Révolution,

  • l’arrivée de sentiments contradictoires.

L’auteur nous fait découvrir des personnages aux personnalités extrêmement différentes, allie tout cela à une ambiance lourde, qui illustre bien celle que l’on s’imagine à l’époque de la montée de la Révolution française, et parvient à saupoudrer tout cela d’événements que l’on pourrait dire courants, mais qui prennent de l’importance et ont des impacts conséquents sur la vie des personnages. Pour moi, l’écriture est une belle réussite.

Adrien est tout autant attachant qu’exaspérant. Sa vie n’a jamais été des plus simple et le sera encore moins par la suite. Les violences qu’il subit et son handicap nous font ressentir de la compassion pour lui et on a envie de le protéger. Mais, son arrogance et sa fierté lui donnent des allures de tête à claques. Son jeune âge, et donc son inexpérience, l’amène également à ne pas prendre les bonnes décisions et à ne pas réagir comme il faut. À cette remarque vous me répondrez que c’est normal, que c’est en faisant des erreurs qu’on apprend. Et en soit je suis entièrement d’accord. Mais Adrien ne semble pas l’avoir compris… Il répète les mêmes erreurs sans arrêt. Par moment j’avais vraiment envie de le secouer pour le faire réagir ! Mais malgré tout, il reste touchant et son évolution est particulièrement intéressante.

Parlons rapidement des autres personnages. Henri de Sarnas, le frère aîné d’Adrien, est présent ou mentionné tout au long du récit, soit car il a une importance toute particulière pour ce-dernier. C’est un homme fort et juste qui force au respect tant par son attitude que par ses actes. Le vicomte, père d’Adrien et d’Henri, est un homme exécrable. Tout au long de la lecture il fait parti de ces personnages que l’on aime détester. Et on le hait d’autant plus que ses actes odieux mettent en péril ses fils. C’est un homme très mystérieux et tout au long de la lecture on s’interroge sur ses motivations (est-il foncièrement méchant ou cette violence cache-t-elle une souffrance ?) et l’auteur nous amène parfaitement sur ce terrain en ne révélant que peu d’informations et en nous plaçant au même niveau d’information que ses fils. Enfin, Nanette, la gouvernante qui s’occupe du domaine et qui a élevé Adrien. Sœur de lait du vicomte, on comprend rapidement qu’elle a une relation particulière avec lui. Contrairement à tous les autres domestiques elle n’a pas peur de lui et se permet certaines « familiarités » surprenantes qui ne sont pas punies par le vicomte, bien qu’elles l’irritent. C’est un personnage extrêmement attachant et qui force le respect par sa droiture et son dévouement.

J’ai beaucoup aimé cette lecture que je n’ai progressivement pas pu lâcher. Le seul petit bémol est pour moi dans les fautes de frappes. À quelques reprises il manque des mots de liaisons et ou il y en a qui n’ont pas été enlevés. Cela na gêne pas à la lecture ou à la compréhension du texte mais c’est un peu désagréable. Cependant, même si vous êtes sensible à ce genre de détails, je vous invite à passer outre pour ne vous concentrer que sur le récit car il en vaut la peine et permet d’oublier ces quelques coquilles.

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